Protection animale

Chats

PENSONS A NOS COMPAGNONS A QUATRE PATTES

La ville de Vence, comme toutes villes de la Côte d’Azur est confrontée à différentes problématiques de Protection Animale et à une population vieillissante, de plus en plus fragmentée, qui met souvent l’animal au cœur de sa vie affective.

De ce point de vue, Vence est une commune « hors-normes ». On y trouve aussi bien les problématiques habituelles d’animaux domestiques (abandons de chats, chiens, prolifération des pigeons…) que celles liées aux animaux sauvages (sangliers, cerfs, loups…).

Cette situation génère une sensibilité extrême aux animaux qui se traduit à la fois par un vote en faveur de la Protection Animale assez marquée (cf. score du Trèfle aux législatives 2012 et des écologistes indépendants aux élections européennes 2014) et la présence sur le territoire de la commune de deux des plus grosses structures de gestion des animaux domestiques de la Côte d’Azur (refuges SPACA et Chats de Stella).

Ce qui signifie que non seulement l’action ou l’inaction de la municipalité à Vence dans ce domaine de la Protection Animale est un critère important de réussite ou pas du mandat de l’équipe actuellement en place, mais qu’en plus ce qui se fait à Vence concerne potentiellement tout le département des Alpes Maritimes.

Concrètement, cela signifie : apporter une réponse aux problématiques de Protection Animale à Vence tout en anticipant l’évolution des deux refuges. Ces derniers assurent aujourd’hui les tâches suivantes :

  • SPACA : fourrière de chiens : obligation légale de prise en charge d’animaux errants sur la commune de Vence et environs et refuge de chiens : accueils, hébergements, adoptions de chiens de tout le département
  • Chats de Stella : refuge de chats : accueils, hébergements, adoptions des chats abandonnés ainsi que des chats errants sur les routes de tout le département, captures bénévoles et ponctuelles de chats errants et stérilisation sur la commune de Vence et les environs.

Ce travail remarquable atteint aujourd’hui ses limites, d’une part la capacité d’accueil maximale de ces structures est atteinte. D’autre part, le bénévolat se raréfie d’année en année et risque à moyen terme de ne plus être capable d’assurer l’entretien de ces structures. Cette situation est d’autant plus préoccupante que précisément de nombreuses communes avoisinantes ont pris l’habitude de se décharger sur Vence.

Les services de l’État ont commencé à se saisir du problème et se montrent de plus en plus pointilleux à l’égard de nos deux refuges.

Dans ces conditions, trois scénarii se profilent :

1) le laisser faire : dans ce scénario, la commune reproduit le comportement qu’elle a eu jusqu’à aujourd’hui en laissant les refuges vivre leur vie, en s’interdisant toute intervention sur les sujets de Protection Animale non pris en charge de manière permanente et suivie par eux ( par exemple la stérilisation des chats ou des pigeons) et en maintenant à leur niveau actuel les subventions qui leur sont allouées. Dans ce scénario, à horizon de 5 ans, les deux refuges se retrouvent dans des situations inextricables, la prolifération d’animaux à l’abandon explose et au bout du compte, le coût à supporter par la commune, sous forme à la fois, de gestion en catastrophe des populations incontrôlées de chats et de chiens et la multiplication des nuisances liées à celles-ci (comportement de ces animaux, nuisances sonores et olfactives etc..) devient exorbitant.

2) le volontarisme municipal : pour éviter la disparition des refuges et la multiplication des problèmes liés aux animaux domestiques et sauvages, la municipalité décide de créer au sein des services une direction de la Protection Animale.

Dans cette hypothèse, le coût à terme est certes moins élevé, mais cela implique la création de postes de fonctionnaires donc un coût non négligeable à court terme.

3) le partenariat prestataire privé-mairie : qui consiste à confier à un prestataire privé (société ou association) les problématiques de Protection Animale sur le territoire de la commune dans le cadre d’une convention de délégation de service public articulée avec le travail effectif réalisé par les refuges. Bien sur, dans les critères retenus pour choisir le délégataire le bien être animal figureront aux premières places (en particulier l’interdiction d’euthanasie pour les animaux dans un état de santé convenable)

Cette formule couplée à une sensibilisation des communes voisines afin qu’elles cessent de considérer Vence comme une soupape de sécurité de leurs problèmes animaliers a l’avantage de laisser le temps aux refuges de se réorganiser et d’ améliorer leur gestion tout en apportant dans l’immédiat une réponse aux problématiques non prises en charge par ces refuges, le tout à un coût raisonnable. C’est ce dernier choix qui a été opéré par la ville et qui va être mis en œuvre au cours du deuxième semestre 2015.

Ce partenariat sur la période 2015-2018 pourrait couvrir les objectifs suivants:

1) pigeons : d’une part la régulation de la population des pigeons par le biais de graines contraceptives distribuées aux nourrisseurs. Ces derniers feront l’objet d’une sensibilisation et d’un suivi par le prestataire qui devra s’engager à faire diminuer la population de pigeons d’environ 15 %/an. Cette action de distribution de graines contraceptives sera doublée d’un volet sensibilisation des propriétaires de façades à la problématique nidification. Au bout de deux ans, un bilan sera effectué et si le besoin s’en fait sentir, le prestataire pourra proposer la création d’un pigeonnier.

2) chats/chiens :

  • stabilisation des populations de chats en particulier des chats errants, gestion durable des îlots de chats
  • accueil, stérilisation et adoption des chats abandonnés errants.
    Ces actions sont déjà ponctuellement menées par les bénévoles des Chats de Stella mais sans suivi et sans connaissance précises de tous les îlots de chats.
  • faire bénéficier aux personnes défavorisées des tarifs préférentiels vétérinaires de l’association, ainsi que de la gratuité de stérilisation pour les personnes sans domicile fixe.
  • concernant les chiens, à terme la même démarche sera adoptée sous réserve de l’accord et de la coopération de la SPACA.

 

Patrice Miran

Pour tout renseignement sur l’Ecologie pour Vence: miranecolo@yahoo.fr ou
téléphone: 06 64 32 54 71

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